Il parait qu'on a tous intérieurement le désir d'être vu, lu, écouté, admiré. Un désir de s'exhiber qui ne peut être inhibé que par une pudeur éduquée en sur-épaisseur. Ce désir nous pousse à la réussite, la carrière, l'envie de gloire, le culte des célébrités, le culte de l'argent,... Un désir profond qui nous motive et qui n'a peut-être que pour seul objet de nous faire vaincre la mort en laissant une trace derrière nous.
Paradoxalement, ce que l'on voudrait le plus diffuser de nos créations, c'est ce qu'on tente le plus de cacher, nos pensées et nos désirs les plus intimes et les plus secrets. Et pourtant, il arrive que le désir d'écrire dépasse cette pudeur intime qui nous bloque.
Ainsi, les textes que vous aurez sous les yeux n'ont pas la prétention d'être une quelconque œuvre d'art. Ils n'ont aucune prétention pour tout vous dire. Je ne sais pas si mon désir était de les afficher ou si le but ultime était juste une mise à plat personnelle de sentiments et de pensées afin d'essayer un tant soit peu de les analyser. Je ne sais pas.
Ce que je sais en revanche, c'est que l'envie d'écrire me taraude depuis longtemps. Je ressens depuis longtemps déjà cette pulsion de coucher quelque chose sur le papier, quoi que ce soit. Cela s'est concrétisé à quelques reprises dans des ébauches de romans, des incipits pour la plupart et une 15aine de page pour le plus avancé. Ce qu'il me manquait, je m'en suis vite rendu compte, c'était un contenu valable. Sans ce contenu, il m'était impossible de produire quelque chose de valable.
Mais après tout, mon but en écrivant n'a jamais été de diffuser cette œuvre, ou d'en gagner un quelconque Goncourt. Dès lors, pourquoi ne pas écrire ce que tout le monde cherche à cacher, ces sentiments, ces moments de déprime et de bonheur. Coucher à plat tout ça.
Je ne vous promets pas du Baudelaire ou du Proust. Je vous promets du Moi, de l'authentique. Vous me direz peut-être que mon laïus n'est pas très original, que le net est rempli de textes bavant leur sentiments et leur déprime, de blog insipide égocentrique, de ce désir presque malsain de regard. C'est possible que j'entre dans ce groupe et après tout, je m'en balance. Ce que je sais, c'est que je ressens ce besoin d'écrire. Vous trouverez sans doute tout cela à chier. Vous trouverez que ça manque de goût ou que par moment, c'est trop cru. À vrai dire, vous pouvez penser ce que vous voulez. Je ne demande pas de commentaires, il s'agit juste pour moi d'un exercice et d'un exutoire.
Pourquoi le diffuser alors ? Je ne sais pas. Qui sait après tout si quelqu'un en passant, en zonant finit par trouver ne serait-ce qu'une réponse à ces questions qui m'obsèdent, alors j'aurai gagné. Quoi qu'il arrive, j'aurai écrit. Et plus j'écrirai, et plus je serai à l'aise avec ce mode d'expression. Et si le contenu finit éventuellement par intéresser quelqu'un, alors je saurai que le Père Noël existe.
Tout ça pour conclure que ce qui va suivre ne sera pas spécialement du plus beau gout, de grande classe. Ce ne sera pas toujours de la langue magnifique. Je partirai sans doute à de nombreux moment en live. Mais après tout, qu'est-ce que ça fait ? J'écrirai, vous me lirez ou pas et nous éteindrons tous deux nos ordinateurs respectifs pour aller nous coucher. On zappe et on passe à autre chose. Ne prenez pas trop au sérieux certains élans plus sinistres. Certains textes sont écrits sous le coup de moments de déprime vespérale comme il nous en arrive à tous. Je suis tout à fait équilibré, si toutefois c'est possible.
Sur ce, bonne lecture, et à bientôt.
vendredi 23 octobre 2009
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