Salut a tous,
Je sais que je n'écris pas souvent, on fait ce qu'on peut (quand on y pense...)
Mais aujourd'hui, je m'étais dit que je viendrais. Je m'apprêtais à sortir un petit article sur ce que je pressentais d'internet et la révolution en marche à laquelle nous assistons mais en fait, c'est une petite remarque en passant qui m'a fait flancher pour que je pousse un petit coup de gueule contre un truc qui se produit de plus en plus souvent ces temps et qui me casse les cou**les. Comme ça, c'est dit.
Le sujet en question, le voilà. On voit pas mal sur les forums, surtout les forums d'informatique (je suis un peu geek sur les bords, je ne vous l'avais peut-être pas dit) des gens qui parlent sans cesse de "l'utilisateur lambda" ou même parfois de "Mme Michou" pour argumenter dans un débat parlant souvent de la difficulté ou de l'intérêt de certains en informatique. Je vous brosse le tableau :
A : "Linux, c'est compliqué. C'est nul. Il faut taper du code. C'est normal que ca ne marche pas. Les parts de marché n'augmenteront jamais."
B : "Ben ouais, mais c'est peut-être qu'on s'en fout que ca augmente. Le système nous convient alors c'est bon."
A : "Ouais mais ce serait mieux si y avait plus de gens. Et regarde, rien que le Wifi, c'est trop galère. T'imagine l'utilisateur lambda. Il s'en fout aussi lui. Il veut juste que ca marche."
Et voilà, le mot est lâché. Nous ne saurons jamais qui est ce monsieur "Lambda" mais apparemment son évocation devrait suffire pour faire tenir un point de vue à lui tout seul. Surtout, qu'on en parle de ce Mr Lambda, il est partout pour un peu qu'on ouvre les yeux. Comme je le disais dans mon titre, Il a bon dos.
Le plus surprenant dans la plupart des forums ou le mot est lâché, c'est que ce concept d'utilisateur moyen, un autre petit nom qu'on lui donne souvent, 1. ne repose sur aucune réalité et je m'en explique tout de suite 2. C'est un argument d'autorité, il faut donc être prudent et remettre en question cette fameuse autorité. Cfr 1, ah ben non. Y a pas d'autorité pour finir. Et enfin 3. La plupart du temps, Mme Michou est la seule argumentation du troll qui l'a lancé. Or, même quand il est solide, un argument d'autorité ne devrait jamais être laissé seul. (Il risquerait de s'ennuyer le pauvre).
Et effectivement, Cet argument ne reflète aucune réalité objective. C'est une personne créée de toute pièce avec des arguments singuliers, réels eux, mais qui mélangés font une pâte informe et sans fondement.
Exemple :
Je suis étudiant en architecture et j'aime les maisons en bois. Par contre, je n'aime pas les maisons passives.
Une amie, elle aussi étudiante en architecture, préfère les maisons en crépi mais par contre aime bien les maisons passives.
Et bien typiquement, on pourrait dire : Les étudiants en architecture "lambda" aime les maisons passives en crépi. Vous êtes d'accord avec moi qu'il s'agit du non-sens le plus complet. Je caricature mais dans le fonctionnement des trolls (particulièrement Linux/Windows), on n'en est pas toujours très loin.
Enfin voilà, je ne vais pas m'étendre sans cesse sur ce sujet mais ca m'agace. Arrêtez de parler de L'utilisateur lambda/moyen/Mme Mich(o)u et ca ira déjà mieux. Ça vous obligera à chercher de vrais arguments et ça ne peut pas faire de mal.
Cordialement
Animal
P.S. : La photo ne m'appartient absolument pas. Si vous en êtes propriétaire et souhaitez la voir retirée de cet article, contactez moi et ce sera chose faite dans l'instant. Il est bien évident que cette photo ne rentre pas dans le cadre de la licence Créative Commons.
vendredi 7 mai 2010
jeudi 25 février 2010
Quelques réflexions sur le libre
Entre parenthèse, même si une partie de mon propos peut toucher à la fois l'Open-Source et le libre, quand la confusion peut apparaître, c'est bien du libre que je parle dans les termes de la FSF et de la GPL, entre autres.
Ce n'est souvent pas mon argument principal pour défendre le libre mais pourtant, il s'agit là d'un de ses exemples les plus concrets, idéal pour commencer la réflexion et me mettre en jambes. Le Libre, de part sa libre redistribution des sources avec améliorations, permet, et il n'est plus nécessaire de le prouver, une évolution sans précédent et une diversification des outils incroyable. Un âge d'or de l'informatique en quelque sorte (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Tout n'est pas rose pour autant. Mais on y reviendra.)
Le mode du développement du libre, je ne vous le présente plus. Le code est ouvert. Il est permis de copier, utiliser, modifier et redistribuer les modifications pour autant que celle-ci soit sous la même licence. (Je parle ici des conditions de la GPL). Ainsi, ce ne sont plus quelques dizaines de développeurs qui travaillent sur un produit mais des centaines voire des milliers pour les plus gros projets. Sans parler de la réactivité lors de la découverte d'une faille, dont le correctif peut apparaître dans la journée. Sans parler enfin, de la diversité incroyable d'idées pouvant jaillir d'une multitude de penseurs. Les possibilités en deviennent infinies, chacun pouvant contribuer à son niveau.
Une des conditions primordiales du développement d'un système libre est la possibilité d'un réseau lui aussi libre et ouvert. Le Libre et internet sont intimement liés depuis les débuts. Comment en effet, une libre redistribution et des apports de par le monde pourraient-ils être possible sans une structure sous-jacente permettant cet échange : un réseau global mondial. Qui plus est, un réseau global décentralisé afin de garantir le suivi et la liberté de chacun : Internet. Mais à vrai dire, l'histoire nous montre qu'internet a également profité du libre. Comment, de nouveau, mettre en place un tel réseau sans l'invention de protocoles et formats ouverts. De tous temps, libre et internet avancent main dans la main.
Internet, un véritable terrain d'échange d'informations et d'idées. Le premier vecteur des pensées à l'heure actuelle. Pas étonnant d'ailleurs que l'état chinois, soucieux de voir son idéologie survivre, attache une si grande importance au contrôle de ce moyen d'expression. Un accès à l'information (qui est d'ailleurs devenu plus important que l'information en elle-même mais c'est un autre débat) qui en devient grisant. On trouve tout (et n'importe quoi :-° ), vite, facilement. On y rencontre des idées de toutes sortes, des débats de toute teneur,...
Une autre parenthèse à faire me vient de mon prof d'histoire de l'architecture (et de l'art en général). Celui-ci prétend, et je partage sons opinion qu'avec l'apparition de l'informatique et du réseau, l'histoire a amorcé un changement aussi important que ne l'a été la Renaissance. En effet, depuis les débuts de l'humanité et l'invention de l'écriture, la manière de transmettre l'information n'avais pas changé jusqu'à la renaissance. L'information, la connaissance transitait via des parchemins, des manuscrits qui circulaient et étaient copiés. L'apparition de l'imprimerie amena une révolution sans précédent dans l'acheminement et la transmission de la connaissance. Il est assez facile de se rendre compte que l'informatique, ajouté au réseau, est une révolution d'une importance aussi capitale dans l'histoire.
Le danger de l'amateurisme
Internet permet un accès à l'information tellement aisé qu'il y est très facile de s'y former. Et un de ses sujets privilégiés va bien évidemment être lui-même. La multitude de ressources et d'outils d'auto-formation livrés par internet et le monde libre de façon générale permettent à tout un chacun de s'improviser avec plus ou moins de réussite webmaster/développeur/blogger. Je n'ai aucun problème avec ça, bien au contraire. C'est une possibilité sans précédent qui fait que certains produits phares d'internet ont été développés par, à la base, des amateurs, terme qui n'est en rien péjoratif. Une victoire de la liberté.
Ces personnes, bénéficient suivant leurs talents d'une vitrine similaire à n'importe quel système soutenu par une structure pérenne (C'est d'ailleurs logique et s'il en allait autrement, je serais fermement opposé à ce genre d'idée liberticide). Le danger en est qu'il est de plus en plus difficile d'obtenir la certitude du sérieux d'un projet et d'être absolument sur d'être en face de personnes compétentes (qu'elles soient amateurs ou pas, la question n'est pas là). La compétence n'est évidemment pas inhérente à l'amateurisme, bien que ce terme ait lui aussi pris une teinte péjorative. La question est de discuter des compétences du service. Je ne prends nullement position mais il y a là danger et il faut donc être attentif. A combien s'élève le nombre d'offres d'hébergement gratuit (voire parfois payant d'ailleurs) n'offrant pas toutes les garanties en terme de sécurité et de stabilité ? La question reste ouverte
On entend souvent ce genre de troll au détour d'un forum. Un novice ne fait pas la nuance entre libre et gratuit, un vieux nerd oppose que libre n'était pas le même que gratuit, suivi par un anti-libriste mettant en doute le bien fondé de cette affirmation à quoi lui est répondu (par le même nerd ou par un congénère) que certaines entreprises en vivent et que donc ça marche, point à la ligne.
Le libre, merveille de gratuité
Oui effectivement, ca marche. Des exemples tels que Sun, Novell mais encore de façon plus marquée Red Hat, sont les exemples que le Libre est capable de générer des revenus. Le procédé est plus ou moins constant. Moyennant payement, la firme offre à l'entreprise une garantie et un suivi technique, choses que ne lui permettent pas la GPL (Vous savez, c'est la close : "...comes with absolutely NO WARRANTY"). C'est d'ailleurs ce qui donne à l'informatique sa définition de société de services (secteur tertiaire). Cette garantie est primordiale pour une entreprise cliente. En effet, si nous autres geeks aimons à bidouiller et, comme le dit l'expression consacrée, "perdre 3h pour gagner 3 minutes", ce n'est pas pensable pour une entreprise pour qui la maintenance, c'est du temps, de la main d'oeuvre, de l'argent. Donc oui, une rétribution est possible dans le monde du libre. Mais de quelle ampleur ?
Rappelons nous, Pourquoi une entreprise est rétribuée ? Pour ses produits ou pour une maintenance. Il faut donc, pour que l'acheteur ait envie d'y dépenser de l'argent que ce produit soit de qualité. En effet, si j'accepte que certains logiciels que je télécharge soient moyens, je ne le tolèrerais pas d'un produit que je paye et dont j'estime pouvoir exiger un certain niveau de fonctionnement. La qualité est donc essentielle. Et qu'est-ce qui produit la qualité d'un logiciel ? Ses développeurs. Nous y sommes.
Dans un projet libre, il existe deux types de développeurs. Celui que nous imaginons tous : le passionné qui bosse en indépendant sur divers projet qu'il soutient, le tout sur son temps libre. Mais à l'heure actuelle, un grand nombre de développeurs de projets libres travaillent pour diverses entreprises qui utilisent du logiciel libre. Les faire travailler sur ces projets est donc comme un investissement interne, ou bien une œuvre de développement d'outils internes. On pourrait presque dire que le fait de renvoyer les modifications en upstream est du bonus (bien que tout le monde y trouve son compte en fait :)
Mais alors une question se pose. Si on imagine un monde ou l'informatique propriétaire a disparu et ou le libre est la règle. Qui va développer ? En effet, on a tous besoin d'argent pour vivre. Ceux qui développent sur leur temps libre continueront mais les autres ? De plus, dans un cas tel que celui-ci, le métier de développeur continuera-t-il puisqu'il n'apparaitra plus comme le fer de lance d'une entreprise.
La nécessité d'une cohabitation avec l'industrie du propriétaire ?
La question de la viabilité d'une informatique libre indépendante n'est donc pas si idiote que ça. Cependant, la multitude de variables à analyser dans ces questions socio-économiques est de telle ampleur que seul l'expérience peut nous dire ce que peut ou ne peut pas l'informatique libre seule. Il est en tout cas intéressant de noter que la situation actuelle forme une sorte d'équilibre entre l'informatique propriétaire et l'informatique libre.
Un autre aspect éssentiel du logiciel libre, et qui me tient beaucoup plus à cœur, est l'implication idéologique que ce dernier apporte. Une évolution des mentalités sans précédent. C'est ici que la distinction entre logiciel lire et Open Source prend tout son sens. Car si l'Open Source est très pragmatique, à l'image du volet précédent,le Libre est plus une histoire de convictions et d'engagement. Le libre est assez intéressant à analyser dans le sens qu'il apparait comme une nouvelle forme de fonctionnement et les rapprochements à diverses idéologies autres le rendent unique.
Car, en effet, de par son développement décentralisé, ses développeurs indépendants, le libre est une matérialisation sans précédent de la démocratie directe. Chaque développeurs apporte sa voix à un ensemble duquel ressort une volonté générale. Sans être toutefois la loi de plus fort comme peut parfois apparaître les démocraties indirectes bureaucratiques que sont nos gouvernements à l'heure actuelle puisque la notion de fork permet à tout un chacun d'exprimer son opinion.
Cependant, à l'inverse, les projets sous souvent soumis aux désidératas de leur créateur ou chef de projet. Ce dernier règne sans partage sur son projet sans souffrir de contradiction, tel un dictateur. Il ne faut cependant y voir aucun diabolisme puisque, s'il veut garder son audience, ce dernier devra jouer subtilement avec les avis et remarques de la communauté. Plutôt que parler de tyran, l'appellation venant de Platon de "Roi-Philosophe" me parait plus sage.
On peut de plus en faire un rapprochement avec l'ultra-libéralisme puisque ce qui fait la renommée d'un projet dépend de sa visibilité, de son image, de ses qualités, dans une lutte sans limitation aucune. Une restriction à cet idée est bien sur que dans l'idéal, l'information sur les différentes options est censée être parfaite, chose qui n'est souvent pas le cas, à l'heure ou l'information est accaparée par certaines structures.
Dans cette optique, on peut d'ailleurs comparer la philosophie du libre avec les principes de l'anarchisme (Attention a ne pas confondre avec anarchie). Je vous laisse lire Wikipedia pour de plus amples informations, de peur de dupliquer.
Et encore une fois, l'inverse apparaît comme possible. Car avec sa volonté d'apporter la connaissance à tous, en toute égalité, sa volonté d'un effacement des dirigeants, de l'anonymat qui efface le principe des classes, les convictions du logiciel libre en font un exemple quasi parfait de socialisme marxiste.
Encore une petite parenthèse en passant (je sais je m'égare mais au moins, j'aurai développé jusqu'au bout). Comment est-il possible de retrouver dans un système autant de rapport avec des systèmes aussi différents ? Tout simplement selon moi, et ce n'est que ma théorie, que dans la distinction gauche/droite apparait un phénomène de rapprochement à ses extrêmes. En effet, ce que l'on considère à l'heure actuelle comme les systèmes extrêmes de cette ligne gauche/droite, à savoir le communisme et l'ultra-libéralisme (l'extrême droite n'étant pas à proprement parler un système totalement de droite, c'est un abus de langage) peuvent encore être poussé plus loin dans un système commun, proche des principes de l'anarchisme justement. La boucle est bouclée. :)
Cependant, mis à part cela, qui ne sont en fin de compte que mes propres spéculations, l'idéologie latente du libre est terriblement complexe et séduisante. Il faut toutefois rappeler les dangers de rapprocher des idéologies politiques à un simple système de développement informatique. On peut simplement noter que cette multitude d'appréciations permet aux personnes de tous horizons de se retrouver au moins en partie dans cette philosophie.
Pour terminer sur une note un peu plus sentimentale ^^ le libre, c'est avant tout des hommes qui, par passion, on créé un système inédit. Un système en lequel ils croyaient, en lequel nous croyons. Un système qui permet le rapprochement de communautés, les débats, les idées, les trolls aussi mais qui ne s'est jamais senti défoulé au sortir d'un running troll anti windows ou vim vs emacs. Ce genre de débat qui, loin d'être jamais résolu, permet surtout de s'informer et de tater l'opinion publique.
Comme je le disais plus tôt, l'informatique nous a fait rentrer dans une nouvelle ère. Une ère de multitude (on retrouve ce principe dans les courants artistiques du 20e siècle aussi d'ailleurs) : multitude de pensées, de courants,... Le libre offre une opportunité sans précédents d'exploiter cet événement, il serait dommage de la laisser passer.
Florian (aka Animal)
P.S.: Merci de m'avoir lu jusqu'au bout. J'espère que vous aurez pu trouver quelques éléments dignes d'intérêt dans mon texte. Ce dernier n'avait aucun prétention de quelque sorte, juste une mise à plat de certaines pensées. Je me suis même surpris à prolonger mes idées dans des directions inédites au fur et à mesure de la rédaction. Il y aura peut-être à boire et à manger mais dans l'ensemble, j'espère avoir pu faire le point sur ce modèle qui émerge et auquel nous adhérons au moins en partie.
Le Libre, merveille technologique
Ce n'est souvent pas mon argument principal pour défendre le libre mais pourtant, il s'agit là d'un de ses exemples les plus concrets, idéal pour commencer la réflexion et me mettre en jambes. Le Libre, de part sa libre redistribution des sources avec améliorations, permet, et il n'est plus nécessaire de le prouver, une évolution sans précédent et une diversification des outils incroyable. Un âge d'or de l'informatique en quelque sorte (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Tout n'est pas rose pour autant. Mais on y reviendra.)
Un mode de développement inattendu mais terriblement efficace
Le mode du développement du libre, je ne vous le présente plus. Le code est ouvert. Il est permis de copier, utiliser, modifier et redistribuer les modifications pour autant que celle-ci soit sous la même licence. (Je parle ici des conditions de la GPL). Ainsi, ce ne sont plus quelques dizaines de développeurs qui travaillent sur un produit mais des centaines voire des milliers pour les plus gros projets. Sans parler de la réactivité lors de la découverte d'une faille, dont le correctif peut apparaître dans la journée. Sans parler enfin, de la diversité incroyable d'idées pouvant jaillir d'une multitude de penseurs. Les possibilités en deviennent infinies, chacun pouvant contribuer à son niveau.
Internet, terrain de jeu nécessaire
Une des conditions primordiales du développement d'un système libre est la possibilité d'un réseau lui aussi libre et ouvert. Le Libre et internet sont intimement liés depuis les débuts. Comment en effet, une libre redistribution et des apports de par le monde pourraient-ils être possible sans une structure sous-jacente permettant cet échange : un réseau global mondial. Qui plus est, un réseau global décentralisé afin de garantir le suivi et la liberté de chacun : Internet. Mais à vrai dire, l'histoire nous montre qu'internet a également profité du libre. Comment, de nouveau, mettre en place un tel réseau sans l'invention de protocoles et formats ouverts. De tous temps, libre et internet avancent main dans la main.
Internet, un véritable terrain d'échange d'informations et d'idées. Le premier vecteur des pensées à l'heure actuelle. Pas étonnant d'ailleurs que l'état chinois, soucieux de voir son idéologie survivre, attache une si grande importance au contrôle de ce moyen d'expression. Un accès à l'information (qui est d'ailleurs devenu plus important que l'information en elle-même mais c'est un autre débat) qui en devient grisant. On trouve tout (et n'importe quoi :-° ), vite, facilement. On y rencontre des idées de toutes sortes, des débats de toute teneur,...
Une autre parenthèse à faire me vient de mon prof d'histoire de l'architecture (et de l'art en général). Celui-ci prétend, et je partage sons opinion qu'avec l'apparition de l'informatique et du réseau, l'histoire a amorcé un changement aussi important que ne l'a été la Renaissance. En effet, depuis les débuts de l'humanité et l'invention de l'écriture, la manière de transmettre l'information n'avais pas changé jusqu'à la renaissance. L'information, la connaissance transitait via des parchemins, des manuscrits qui circulaient et étaient copiés. L'apparition de l'imprimerie amena une révolution sans précédent dans l'acheminement et la transmission de la connaissance. Il est assez facile de se rendre compte que l'informatique, ajouté au réseau, est une révolution d'une importance aussi capitale dans l'histoire.
Le danger de l'amateurisme
Internet permet un accès à l'information tellement aisé qu'il y est très facile de s'y former. Et un de ses sujets privilégiés va bien évidemment être lui-même. La multitude de ressources et d'outils d'auto-formation livrés par internet et le monde libre de façon générale permettent à tout un chacun de s'improviser avec plus ou moins de réussite webmaster/développeur/blogger. Je n'ai aucun problème avec ça, bien au contraire. C'est une possibilité sans précédent qui fait que certains produits phares d'internet ont été développés par, à la base, des amateurs, terme qui n'est en rien péjoratif. Une victoire de la liberté.
Ces personnes, bénéficient suivant leurs talents d'une vitrine similaire à n'importe quel système soutenu par une structure pérenne (C'est d'ailleurs logique et s'il en allait autrement, je serais fermement opposé à ce genre d'idée liberticide). Le danger en est qu'il est de plus en plus difficile d'obtenir la certitude du sérieux d'un projet et d'être absolument sur d'être en face de personnes compétentes (qu'elles soient amateurs ou pas, la question n'est pas là). La compétence n'est évidemment pas inhérente à l'amateurisme, bien que ce terme ait lui aussi pris une teinte péjorative. La question est de discuter des compétences du service. Je ne prends nullement position mais il y a là danger et il faut donc être attentif. A combien s'élève le nombre d'offres d'hébergement gratuit (voire parfois payant d'ailleurs) n'offrant pas toutes les garanties en terme de sécurité et de stabilité ? La question reste ouverte
Un système viable ?
On entend souvent ce genre de troll au détour d'un forum. Un novice ne fait pas la nuance entre libre et gratuit, un vieux nerd oppose que libre n'était pas le même que gratuit, suivi par un anti-libriste mettant en doute le bien fondé de cette affirmation à quoi lui est répondu (par le même nerd ou par un congénère) que certaines entreprises en vivent et que donc ça marche, point à la ligne.
Le libre, merveille de gratuité
Oui effectivement, ca marche. Des exemples tels que Sun, Novell mais encore de façon plus marquée Red Hat, sont les exemples que le Libre est capable de générer des revenus. Le procédé est plus ou moins constant. Moyennant payement, la firme offre à l'entreprise une garantie et un suivi technique, choses que ne lui permettent pas la GPL (Vous savez, c'est la close : "...comes with absolutely NO WARRANTY"). C'est d'ailleurs ce qui donne à l'informatique sa définition de société de services (secteur tertiaire). Cette garantie est primordiale pour une entreprise cliente. En effet, si nous autres geeks aimons à bidouiller et, comme le dit l'expression consacrée, "perdre 3h pour gagner 3 minutes", ce n'est pas pensable pour une entreprise pour qui la maintenance, c'est du temps, de la main d'oeuvre, de l'argent. Donc oui, une rétribution est possible dans le monde du libre. Mais de quelle ampleur ?
Rappelons nous, Pourquoi une entreprise est rétribuée ? Pour ses produits ou pour une maintenance. Il faut donc, pour que l'acheteur ait envie d'y dépenser de l'argent que ce produit soit de qualité. En effet, si j'accepte que certains logiciels que je télécharge soient moyens, je ne le tolèrerais pas d'un produit que je paye et dont j'estime pouvoir exiger un certain niveau de fonctionnement. La qualité est donc essentielle. Et qu'est-ce qui produit la qualité d'un logiciel ? Ses développeurs. Nous y sommes.
Dans un projet libre, il existe deux types de développeurs. Celui que nous imaginons tous : le passionné qui bosse en indépendant sur divers projet qu'il soutient, le tout sur son temps libre. Mais à l'heure actuelle, un grand nombre de développeurs de projets libres travaillent pour diverses entreprises qui utilisent du logiciel libre. Les faire travailler sur ces projets est donc comme un investissement interne, ou bien une œuvre de développement d'outils internes. On pourrait presque dire que le fait de renvoyer les modifications en upstream est du bonus (bien que tout le monde y trouve son compte en fait :)
Mais alors une question se pose. Si on imagine un monde ou l'informatique propriétaire a disparu et ou le libre est la règle. Qui va développer ? En effet, on a tous besoin d'argent pour vivre. Ceux qui développent sur leur temps libre continueront mais les autres ? De plus, dans un cas tel que celui-ci, le métier de développeur continuera-t-il puisqu'il n'apparaitra plus comme le fer de lance d'une entreprise.
La nécessité d'une cohabitation avec l'industrie du propriétaire ?
La question de la viabilité d'une informatique libre indépendante n'est donc pas si idiote que ça. Cependant, la multitude de variables à analyser dans ces questions socio-économiques est de telle ampleur que seul l'expérience peut nous dire ce que peut ou ne peut pas l'informatique libre seule. Il est en tout cas intéressant de noter que la situation actuelle forme une sorte d'équilibre entre l'informatique propriétaire et l'informatique libre.
Le Libre merveille idéologique
Un autre aspect éssentiel du logiciel libre, et qui me tient beaucoup plus à cœur, est l'implication idéologique que ce dernier apporte. Une évolution des mentalités sans précédent. C'est ici que la distinction entre logiciel lire et Open Source prend tout son sens. Car si l'Open Source est très pragmatique, à l'image du volet précédent,le Libre est plus une histoire de convictions et d'engagement. Le libre est assez intéressant à analyser dans le sens qu'il apparait comme une nouvelle forme de fonctionnement et les rapprochements à diverses idéologies autres le rendent unique.
Car, en effet, de par son développement décentralisé, ses développeurs indépendants, le libre est une matérialisation sans précédent de la démocratie directe. Chaque développeurs apporte sa voix à un ensemble duquel ressort une volonté générale. Sans être toutefois la loi de plus fort comme peut parfois apparaître les démocraties indirectes bureaucratiques que sont nos gouvernements à l'heure actuelle puisque la notion de fork permet à tout un chacun d'exprimer son opinion.
Cependant, à l'inverse, les projets sous souvent soumis aux désidératas de leur créateur ou chef de projet. Ce dernier règne sans partage sur son projet sans souffrir de contradiction, tel un dictateur. Il ne faut cependant y voir aucun diabolisme puisque, s'il veut garder son audience, ce dernier devra jouer subtilement avec les avis et remarques de la communauté. Plutôt que parler de tyran, l'appellation venant de Platon de "Roi-Philosophe" me parait plus sage.
On peut de plus en faire un rapprochement avec l'ultra-libéralisme puisque ce qui fait la renommée d'un projet dépend de sa visibilité, de son image, de ses qualités, dans une lutte sans limitation aucune. Une restriction à cet idée est bien sur que dans l'idéal, l'information sur les différentes options est censée être parfaite, chose qui n'est souvent pas le cas, à l'heure ou l'information est accaparée par certaines structures.
Dans cette optique, on peut d'ailleurs comparer la philosophie du libre avec les principes de l'anarchisme (Attention a ne pas confondre avec anarchie). Je vous laisse lire Wikipedia pour de plus amples informations, de peur de dupliquer.
Et encore une fois, l'inverse apparaît comme possible. Car avec sa volonté d'apporter la connaissance à tous, en toute égalité, sa volonté d'un effacement des dirigeants, de l'anonymat qui efface le principe des classes, les convictions du logiciel libre en font un exemple quasi parfait de socialisme marxiste.
Encore une petite parenthèse en passant (je sais je m'égare mais au moins, j'aurai développé jusqu'au bout). Comment est-il possible de retrouver dans un système autant de rapport avec des systèmes aussi différents ? Tout simplement selon moi, et ce n'est que ma théorie, que dans la distinction gauche/droite apparait un phénomène de rapprochement à ses extrêmes. En effet, ce que l'on considère à l'heure actuelle comme les systèmes extrêmes de cette ligne gauche/droite, à savoir le communisme et l'ultra-libéralisme (l'extrême droite n'étant pas à proprement parler un système totalement de droite, c'est un abus de langage) peuvent encore être poussé plus loin dans un système commun, proche des principes de l'anarchisme justement. La boucle est bouclée. :)
Cependant, mis à part cela, qui ne sont en fin de compte que mes propres spéculations, l'idéologie latente du libre est terriblement complexe et séduisante. Il faut toutefois rappeler les dangers de rapprocher des idéologies politiques à un simple système de développement informatique. On peut simplement noter que cette multitude d'appréciations permet aux personnes de tous horizons de se retrouver au moins en partie dans cette philosophie.
Le libre, aventure humaine
Pour terminer sur une note un peu plus sentimentale ^^ le libre, c'est avant tout des hommes qui, par passion, on créé un système inédit. Un système en lequel ils croyaient, en lequel nous croyons. Un système qui permet le rapprochement de communautés, les débats, les idées, les trolls aussi mais qui ne s'est jamais senti défoulé au sortir d'un running troll anti windows ou vim vs emacs. Ce genre de débat qui, loin d'être jamais résolu, permet surtout de s'informer et de tater l'opinion publique.
Comme je le disais plus tôt, l'informatique nous a fait rentrer dans une nouvelle ère. Une ère de multitude (on retrouve ce principe dans les courants artistiques du 20e siècle aussi d'ailleurs) : multitude de pensées, de courants,... Le libre offre une opportunité sans précédents d'exploiter cet événement, il serait dommage de la laisser passer.
Florian (aka Animal)
P.S.: Merci de m'avoir lu jusqu'au bout. J'espère que vous aurez pu trouver quelques éléments dignes d'intérêt dans mon texte. Ce dernier n'avait aucun prétention de quelque sorte, juste une mise à plat de certaines pensées. Je me suis même surpris à prolonger mes idées dans des directions inédites au fur et à mesure de la rédaction. Il y aura peut-être à boire et à manger mais dans l'ensemble, j'espère avoir pu faire le point sur ce modèle qui émerge et auquel nous adhérons au moins en partie.
vendredi 23 octobre 2009
Introduction
Il parait qu'on a tous intérieurement le désir d'être vu, lu, écouté, admiré. Un désir de s'exhiber qui ne peut être inhibé que par une pudeur éduquée en sur-épaisseur. Ce désir nous pousse à la réussite, la carrière, l'envie de gloire, le culte des célébrités, le culte de l'argent,... Un désir profond qui nous motive et qui n'a peut-être que pour seul objet de nous faire vaincre la mort en laissant une trace derrière nous.
Paradoxalement, ce que l'on voudrait le plus diffuser de nos créations, c'est ce qu'on tente le plus de cacher, nos pensées et nos désirs les plus intimes et les plus secrets. Et pourtant, il arrive que le désir d'écrire dépasse cette pudeur intime qui nous bloque.
Ainsi, les textes que vous aurez sous les yeux n'ont pas la prétention d'être une quelconque œuvre d'art. Ils n'ont aucune prétention pour tout vous dire. Je ne sais pas si mon désir était de les afficher ou si le but ultime était juste une mise à plat personnelle de sentiments et de pensées afin d'essayer un tant soit peu de les analyser. Je ne sais pas.
Ce que je sais en revanche, c'est que l'envie d'écrire me taraude depuis longtemps. Je ressens depuis longtemps déjà cette pulsion de coucher quelque chose sur le papier, quoi que ce soit. Cela s'est concrétisé à quelques reprises dans des ébauches de romans, des incipits pour la plupart et une 15aine de page pour le plus avancé. Ce qu'il me manquait, je m'en suis vite rendu compte, c'était un contenu valable. Sans ce contenu, il m'était impossible de produire quelque chose de valable.
Mais après tout, mon but en écrivant n'a jamais été de diffuser cette œuvre, ou d'en gagner un quelconque Goncourt. Dès lors, pourquoi ne pas écrire ce que tout le monde cherche à cacher, ces sentiments, ces moments de déprime et de bonheur. Coucher à plat tout ça.
Je ne vous promets pas du Baudelaire ou du Proust. Je vous promets du Moi, de l'authentique. Vous me direz peut-être que mon laïus n'est pas très original, que le net est rempli de textes bavant leur sentiments et leur déprime, de blog insipide égocentrique, de ce désir presque malsain de regard. C'est possible que j'entre dans ce groupe et après tout, je m'en balance. Ce que je sais, c'est que je ressens ce besoin d'écrire. Vous trouverez sans doute tout cela à chier. Vous trouverez que ça manque de goût ou que par moment, c'est trop cru. À vrai dire, vous pouvez penser ce que vous voulez. Je ne demande pas de commentaires, il s'agit juste pour moi d'un exercice et d'un exutoire.
Pourquoi le diffuser alors ? Je ne sais pas. Qui sait après tout si quelqu'un en passant, en zonant finit par trouver ne serait-ce qu'une réponse à ces questions qui m'obsèdent, alors j'aurai gagné. Quoi qu'il arrive, j'aurai écrit. Et plus j'écrirai, et plus je serai à l'aise avec ce mode d'expression. Et si le contenu finit éventuellement par intéresser quelqu'un, alors je saurai que le Père Noël existe.
Tout ça pour conclure que ce qui va suivre ne sera pas spécialement du plus beau gout, de grande classe. Ce ne sera pas toujours de la langue magnifique. Je partirai sans doute à de nombreux moment en live. Mais après tout, qu'est-ce que ça fait ? J'écrirai, vous me lirez ou pas et nous éteindrons tous deux nos ordinateurs respectifs pour aller nous coucher. On zappe et on passe à autre chose. Ne prenez pas trop au sérieux certains élans plus sinistres. Certains textes sont écrits sous le coup de moments de déprime vespérale comme il nous en arrive à tous. Je suis tout à fait équilibré, si toutefois c'est possible.
Sur ce, bonne lecture, et à bientôt.
Paradoxalement, ce que l'on voudrait le plus diffuser de nos créations, c'est ce qu'on tente le plus de cacher, nos pensées et nos désirs les plus intimes et les plus secrets. Et pourtant, il arrive que le désir d'écrire dépasse cette pudeur intime qui nous bloque.
Ainsi, les textes que vous aurez sous les yeux n'ont pas la prétention d'être une quelconque œuvre d'art. Ils n'ont aucune prétention pour tout vous dire. Je ne sais pas si mon désir était de les afficher ou si le but ultime était juste une mise à plat personnelle de sentiments et de pensées afin d'essayer un tant soit peu de les analyser. Je ne sais pas.
Ce que je sais en revanche, c'est que l'envie d'écrire me taraude depuis longtemps. Je ressens depuis longtemps déjà cette pulsion de coucher quelque chose sur le papier, quoi que ce soit. Cela s'est concrétisé à quelques reprises dans des ébauches de romans, des incipits pour la plupart et une 15aine de page pour le plus avancé. Ce qu'il me manquait, je m'en suis vite rendu compte, c'était un contenu valable. Sans ce contenu, il m'était impossible de produire quelque chose de valable.
Mais après tout, mon but en écrivant n'a jamais été de diffuser cette œuvre, ou d'en gagner un quelconque Goncourt. Dès lors, pourquoi ne pas écrire ce que tout le monde cherche à cacher, ces sentiments, ces moments de déprime et de bonheur. Coucher à plat tout ça.
Je ne vous promets pas du Baudelaire ou du Proust. Je vous promets du Moi, de l'authentique. Vous me direz peut-être que mon laïus n'est pas très original, que le net est rempli de textes bavant leur sentiments et leur déprime, de blog insipide égocentrique, de ce désir presque malsain de regard. C'est possible que j'entre dans ce groupe et après tout, je m'en balance. Ce que je sais, c'est que je ressens ce besoin d'écrire. Vous trouverez sans doute tout cela à chier. Vous trouverez que ça manque de goût ou que par moment, c'est trop cru. À vrai dire, vous pouvez penser ce que vous voulez. Je ne demande pas de commentaires, il s'agit juste pour moi d'un exercice et d'un exutoire.
Pourquoi le diffuser alors ? Je ne sais pas. Qui sait après tout si quelqu'un en passant, en zonant finit par trouver ne serait-ce qu'une réponse à ces questions qui m'obsèdent, alors j'aurai gagné. Quoi qu'il arrive, j'aurai écrit. Et plus j'écrirai, et plus je serai à l'aise avec ce mode d'expression. Et si le contenu finit éventuellement par intéresser quelqu'un, alors je saurai que le Père Noël existe.
Tout ça pour conclure que ce qui va suivre ne sera pas spécialement du plus beau gout, de grande classe. Ce ne sera pas toujours de la langue magnifique. Je partirai sans doute à de nombreux moment en live. Mais après tout, qu'est-ce que ça fait ? J'écrirai, vous me lirez ou pas et nous éteindrons tous deux nos ordinateurs respectifs pour aller nous coucher. On zappe et on passe à autre chose. Ne prenez pas trop au sérieux certains élans plus sinistres. Certains textes sont écrits sous le coup de moments de déprime vespérale comme il nous en arrive à tous. Je suis tout à fait équilibré, si toutefois c'est possible.
Sur ce, bonne lecture, et à bientôt.
Inscription à :
Articles (Atom)
